Poulet Bicyclette

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Le Théâtre d’Ivry Antoine Vitez/Ivry sur seine, le CDC/Biennale de danse du Val de Marne et la Compagnie Georges Momboye présentent

POULET BICYCLETTE
DANSE CONTEMPORAINE AFRICAINE,CIRQUE et MUSIQUE

Chorégraphie Georges Momboye
SAISON 2012-2013
Création « jeune public » et « tout public »
du 6 au 25 mars 2011 au théâtre Antoine Vitez /Ivry sur seine (94)

 

Avec Poulet Bicyclette, Georges Momboye évoque son enfance, un petit village africain, où court de toute part des poulets à la recherche de quelques grains, une bande de gamins à leur poursuite … Un voyage au cœur de ses souvenirs d’enfance qu’il souhaite nous faire partager.

Dans les villages d’Afrique, au détour d’une case, il est fréquent de se retrouver nez à nez avec un poulet en liberté.

Furtif et habile, il déjoue tous les pièges tendus par les prédateurs. Sa liberté, il l’a acquise au gré de ses aventures, inventant pour survivre, des stratégies qui m’ont toujours surpris. On l’appelle le poulet « bicyclette » car il se déplace très vite, à la vitesse d’une bicyclette.

A la manière du Poulet « bicyclette », la pièce s’articule autour des stratégies que l’homme va inventer pour exister, séduire, et s’emparer de notre bien le plus précieux, la liberté.

Transposé dans un univers drôle et poétique, il sera question avec « Poulet bicyclette » de déjouer les pièges de la vie, symbolisés ici par un jeu se déroulant sur un territoire peuplés de personnages masqués.

Issus de villages lointains, les personnages se livreront à un jeu de stratégies et de combats.

Des pas d’interprètes invisibles qui résonnent, un faisceau lumineux qui s’ouvre sur la scène pour laisser apparaître aux yeux de tous un dispositif scénique suspendu, des corps qui prennent part aux jeux les plus fous, défiant les lois de l’apesanteur, utilisant toutes les ressources de leurs corps pour animer l’espace de mille et une postures dans une énergie communicative, telles sont les images que nous donne à voir « POULET BICYCLETTE ».

Dans une polyrythmique détonante, à petit pas, à contre pas, les interprètes nous entraînent dans la danse. Solos, duos ou encore trios se font et se défont.

Foulant la scène maculée de poudre, sur laquelle sont dispersées les maquettes de poulets fantastiques et autres volailles tout droit sortis de notre imagination, les artistes au visage masqué se laissent emporter par le jongleur, qui en deux ou trois mouvements fait voltiger les accessoires éparpillés ça et là, puis disparaît pour réapparaître à l’autre bout de la scène.

Langoureusement, puis pieds joints dans des postures semblables aux statues africaines, les danseurs entrent et sortent de l’espace, tantôt enfermés, tantôt libérés, tandis qu’une femme, le corps drapé des pieds à la tête, tente de naviguer au cœur de ce trio infernal. Développant des stratégies très élaborées pour mieux fuir l’enfermement, pour mieux séduire, elle se faufile, s’échappe, s’approche des trois séducteurs, passant d’un corps à corps torride pour quatre danseurs à un solo empreint de solitude.

Armés de grands balais, les uns et les autres tentent de redéfinir l’espace de liberté, le tracé des pas disparaît, déjouant les multiples stratégies, qui semblaient se profiler, dans cet espace de vie : la danse s’empare des corps. Agenouillés, jambes fléchies, ou sur les pointes des pieds, les personnages adoptent les attitudes les plus originales et les plus « folles », dans un esprit de solidarité, parfois complices, parfois individualistes, ils se désolidariseront pour séduire, s’approprier celle qui incarne les valeurs de la liberté, tandis qu’une voix cristalline, d’une beauté inouïe retentit.

Georges Momboye
Chorégraphe

Durée : 50 min