Entre Ciel et Terre

Chorégraphie Georges Momboye Ciel-et-terre-1fin
Musique de Béla Bartok (quatuor n° 4 et n°6)
Chant « L'oiseau noir » d'Aïssata Kouyaté
Oeuvre chorégraphique pour 10 artistes
Commande de la 15e Biennale de danse du val de marne/CDC

Georges Momboye a composé plusieurs œuvres. Toutes sont d'inspiration africaine, dans les thématiques et dans la tradition gestuelle la plus raffinée. En respectant sa culture, il participe à son évolution et n'hésite pas à bousculer les codes de cet Art, ne serait-ce que pour les éprouver.
Chez lui, le geste à une grande importance, c'est un chorégraphe tactile où chaque intention est lisible et nous parvient tel un signal.
Ses compositions, très différentes, même si elles sont toutes rattachées à sa culture, laissent une large place à d'autres défis, à d'autres systèmes d'écriture.

C'est ainsi qu'il se confronte au 4ème quatuor de Béla Bartok considéré comme étant un des plus importants quatuors jamais écrits et au 6ème quatuor composé en 1939, dénotant avec une certaine tristesse une période difficile et des changements de société qui vont pousser le compositeur hongrois vers l'exil.

Georges Momboye relève le défi, une fois de plus, après le Sacre du printemps de Stravinsky et au Prélude à l'après midi d'un faune de Debussy en 2007, de confronter son travail à deux des œuvres marquantes de ce grand compositeur hongrois du début du XXème siècle.

Coproduction : Centre de Développement Chorégraphique / Biennale de danse du Val-de-Marne, Ville de Fontenay-sous-Bois, Espace Jacques Prévert/Aulnay-sous-Bois, Théâtre Claude Debussy/Maisons-Alfort, Maison du Théâtre et de la Danse/Ville d'Epinay-sur-Seine, «Cette oeuvre a été créé avec le soutien du Conseil général de Seine saint Denis dans le cadre de la résidence à la Maison du théâtre et de la danse d'Epinay sur seine »Accademia Filarmonica Romana / Italie. Avec le soutien de la Fondation BNP Paribas, de la Spedidam .Et le Conseil général du Val-de-Marne au titre du fonctionnement.
Arts scène est en résidence au CDC/ biennale de danse du Val de marne, dans le cadre de la permanence artistique.

Beauté contemporaine sur fond de signes africains. C'est tout d'abord un quatuor masculin, quatre corps d'hommes en costumes sombres ouverts sur le torse nu qui s'ébranlent de la nuit, Entre ciel et terre.
De combinaisons insolites en formes insolentes une dramaturgie charnelle se déploie sur la musique saccadée, stridente, cassante parfois d'un autre quatuor, celui de Béla Bartok. C'est vif, enlevé, tournoyant, gestualité, drôle aussi, dans un rythme qui semble s'inventer lui-même à mesure qu'il se déplie sur scène. Impressionnant de technique et d'inventivité.

La Marseillaise - Juillet 2007