Prélude à l'après-midi d'un Faune

En première partie du Sacre du printemps.
Durée totale des oeuvres : 1h00

Georges Momboye habite en solo l'amplitude de la musique de Debussy.

Nijinski version Ivoirienne.
En préambule du Prélude, le musicien Thomas Guei exécute un brillant numéro de percussions tandis que Momboye gît sur une estrade, immobile dans la pénombre.
Quand débute la musique de Debussy, le danseur se lève lentement et se livre à une magistrale démonstration de son art, tout en muscles et souplesse, noblesse et douceur....Un solo qui se distingue par sa beauté, son intelligence et sa musicalité.

René Sirvin - Le Figaro

Confronter la culture africaine à la modernité occidentale semblait un pari audacieux même s'il se plaçait sous d'excellents prémices. En effet Momboye outre sa formation de danseur africain, a la dimension d'un chorégraphe contemporain. De plus c'est un danseur exceptionnel et le pousser dans un solo du Faune pouvait être fascinant. Pari gagné ! Momboye s'est approché de l'oeuvre avec la plus grande humilité. Sans effets inutiles, d'une sobriété efficace, il est le faune tout au long de la soirée. Quelques gestes rappellent le début et la fin de Nijinsky mais transposé et intégré à la personnalité su chorégraphe ivoirien.
Sonia Schoonejans - Ballet 2000